Après avoir escaladé les pentes du Kilimandjaro, nous mettons les voiles en direction de la savane, pour la 2ème partie de notre voyage entre copines en Tanzanie. Au programme : 5 jours de road trip et 3 safaris dans 3 parcs différents.
On se demandait si on n’avait été trop gourmandes, si 5 jours ne seraient pas trop longs et si on n’en aurait pas marre au bout d’un moment. SPOILER : Non, non et non, tout était génial de bout en bout !

Comme évoqué dans mon précédent article, nous avons d’abord cherché à organiser notre séjour par nous-même, en autonomie. Même si ce n’est pas complètement infaisable, ça reste très compliqué en Tanzanie. Le pays ne loue pas de véhicule aux particuliers pour réaliser des safaris en « self-drive ». Il faut aller le récupérer dans un pays frontalier, se farcir des milliers de kilomètres de route jusqu’aux parcs tanzaniens, prévoir les ressources alimentaires et le matériel de camping nécessaires, etc. La maigre économie réalisée n’est pas forcément intéressante, par rapport à la tranquillité d’esprit gagnée en passant par une agence qui s’occupe de tout.
Comme pour le Kilimandjaro, nous avons fait appel à Marjorie et Filbert et nous n’avons vraiment pas été déçues, avec un voyage au top du top, une progression magnifique au fur et à mesure des parcs et une fin en apothéose.

Alors c’est parti, j’ai le plaisir de vous partager tout cela ici !

  • Jour 1 : Parc National du Tarangire

Salim, notre guide pour ces 5 jours, vient nous chercher directement à notre hôtel à Arusha. Il est accompagné de Youssouf, qu’il nous présente comme « le docteur du ventre » , qui s’occupera de nous concocter de bons petits plats.
Nous sommes tout excitées en découvrant le 4×4 qui deviendra notre deuxième maison cette semaine : un véhicule pour six personnes, que nous occupons à deux. Alors forcément, on prend vite nos aises et on s’étale !

 

Il est si confortable qu’on y termine notre nuit, durant les 3h de route qui nous emmènent au Parc national du Tarangire.

A l’entrée du parc, les 4×4 sont nombreux et on se dit qu’on ne va pas être seules bien longtemps. Cette impression se confirme rapidement : à peine la porte franchie, la radio de notre voiture s’excite. Les véhicules communiquent entre eux, ainsi qu’avec les rangers, pour se transmettre les bons plans. En l’occurrence ici, un couple de guépards assez proches de la piste pour être aperçus. En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, on se retrouve au milieu d’une quinzaine de véhicules bondés, aux aguets.
Une petite queue et deux oreilles duveteuses dépassent des hautes herbes, trahissant le guépard tapis, à quelques mètres de nous. Pas facile de le distinguer ! Ça nous fait une bonne séance de gymnastique pour les yeux et je décerne une médaille au premier lecteur qui arrive à l’identifier sur la photo ci-dessous ! Heureusement, Salim nous prête des jumelles, l’accessoire indispensable en safari. On attend de longues minutes que ces deux peluches poilues daignent se lever, mais en vain. Pensée émue pour les réalisateurs de reportages animaliers et la patience dont ils doivent faire preuve dans leur exercice !

 

 

Heureusement, le parc est immense et nous nous retrouvons très rapidement loin de tout, la savane exclusivement pour nous.
Pour qui n’a jamais réalisé de safari, le Tarangire – rivière aux phacochères en swahili, bien que ce ne soit pas l’animal star du parc – est idéal pour débuter. Moins grand que ses proches confrères du Serengeti et du Ngorongoro, il mérite néanmoins amplement le détour. Ses 2 900 km² – soit plus d’une fois la superficie de La Réunion, qui deviendra notre mètre-étalon – abritent la deuxième concentration d’animaux sauvages du pays et la plus grande population au monde d’éléphants.
On découvre une variété de faune bien plus vaste que les espèces habituellement connues, dont certaines aux apparences particulièrement incongrues, comme un brassage génétique farceur où les animaux de la savane auraient tous batifolé les uns avec les autres, pour voir ce que ça pourrait donner.

Les prédateurs, plutôt timides ce jour-là, restent à l’écart à somnoler sur les rochers. Mais les herbivores sont là pour nous enlever les quelques frustrations que l’on pourrait développer et c’est par troupeaux entiers qu’on peut les admirer, ou parfois en solo quand l’un d’eux nous en fait le cadeau…

Salim ne rechigne pas à s’arrêter toutes les deux secondes pour que l’on puisse voir tel ou tel animal et le prendre en photo sous tel ou tel angle.
Au palmarès de cette première journée, se classent : des impalas (antilopes à grandes cornes) ;  des dik-dik (antilopes naines) ; des velvets (petits singes aux parties génitales étonnamment colorées) ; un couple de guépards ; des girafes ; de très nombreux éléphants (dont un bébé de deux jours, d’après Salim) ; des pélicans géants tout droit sortis de la préhistoire ; de très nombreux zèbres ; une famille de phacochères ; des lionnes endormies au loin ; des cobes à croissant (famille des antilopes, aux cornes en forme de lyre) et une multitude d’oiseaux aux couleurs stupéfiantes.
Au-delà de la faune, les autres seigneurs du Tarangire sont les baobabs, qui poussent ici par centaines. Moi qui n’en avais jamais vu, je suis émerveillée par leur taille et leur force.

 

Après cette première journée époustouflante, nous mettons le cap sur notre point de chute, le Lilac Campsite. En apercevant la tente installée dans l’herbe à notre arrivée, on se dit d’un regard complice « Fini le voyage PushUp avec la chambre de princesse à Arusha. A partir de ce soir, c’est Sac à Dos et formule Low-Cost ! ». Puis on voit Salim déposer ses propres affaires devant cette tente, tandis que Youssouf emmène les nôtres plus loin… On découvre alors avec bonheur où nous allons réellement dormir : de véritables chapiteaux aménagés, avec deux lits sous moustiquaires et une salle de bain en dur avec de l’eau chaude ! On est davantage sur un format de glamping que le camping roots qu’on avait imaginé.
Youssouf nous prépare un diner de reines et discute avec nous une bonne partie de la soirée. La nuit est reposante, malgré les bruits de la forêt.

 

  • Jours 2, 3 et 4 : Parc National du Serengeti

Au départ du camp, un éclat dans le pare-brise arrière explose en fermant la porte et notre fidèle 4×4 se retrouve la poupe ouverte. Salim nous rassure : on va s’arrêter à la ville de Karatu pour réparer ça. On se représente une sorte de Carglass local, mais que nenni : la réparation de fortune se fait au carton et au scotch. Je suis un peu dubitative, mais force est de constater que le rafistolage tiendra jusqu’à la fin, bravant le vent, la poussière et la pluie !
Karatu n’a pas beaucoup de charme, mais c’est intéressant de découvrir une ville moyenne africaine et de déceler les similitudes avec d’autres cultures de par le monde (Asie ou Amérique du Sud), dans l’organisation urbaine ou les modèles de société.

 

Pour se rendre dans le Parc national du Serengeti, nous passons par la zone de conservation du Ngorongoro, où nous nous arrêterons plus longuement le dernier jour.
La route est magnifique, très verte. La végétation d’altitude et le brouillard nous déroutent,  nous donnant la drôle d’impression de croiser des zèbres en plein milieu des Vosges.
De nombreux villages Massaï ponctuent la route, avec leurs huttes en terre, bouse de zébu et toits en paille. Quelques adolescents arborent un visage peint, la tête coiffée de plumes. C’est pour indiquer leur statut d’ainé (qui succède au statut de guerrier) et qu’ils recherchent une femme pour se marier.
Je ressens une certaine fascination pour ce peuple, car ils m’évoquent un sentiment mêlé de magie, de mythes, d’ailleurs… Mais je n’oublie pas pour autant qu’il s’agit d’une société patriarcale, où les femmes n’ont aucun droit, subissent de grandes violences et sont encore excisées. Les quelques unes d’entre-elles que nous croisons avec des bidons d’eau sur la tête, qu’elles doivent aller remplir à des kilomètres, m’inspirent énormément d’humilité, de courage et de gratitude envers la vie, d’être née sous des latitudes plus clémente. Il vaut mieux venir au monde homme, ici.

 

La route est longue et éprouvante. Mention spéciale à Salim pour sa conduite, qui nous fait revivre les sensations d’un Paris – Dakar plus vrai que nature. Conseil Sac à Dos : bannir ici le PushUp ! Deuxième mention spéciale pour ma brassière de sport, qui a fait passer ces 2h de piste plus paisiblement.
On arrive enfin aux portes du Serengeti et on comprend immédiatement sa signification Massaï de « plaines sans fin ». La savane s’étend à perte de vue, sans le moindre petit arbre ou monticule qui viendrait apporter un peu de relief. Je n’ai jamais rien vu d’aussi immense et d’aussi plat à la fois. Ses 15 000 km² (soit 6 fois la superficie de notre île étalon) classés au patrimoine mondial de l’UNESCO abritent la plus grande concentration et la plus grande richesse de faune de toute l’Afrique.

Dès l’entrée du parc, la différence avec le Tarangire est frappante. Les espèces cohabitent alors que la veille, nous ne les voyions pas se mélanger. Nous croisons de grands troupeaux de zèbres, dont de nombreux se tiennent deux à deux, tête bêche, dans la position (fraîchement) nommée du « zébrocâlin ». On se pâme devant tant de douceur et de mignonnerie, à grands renforts de « oooooooohhhhh, ils soooont trop chouuuuuuus », mais Salim nous fait déchanter : ces ongulés se tiennent en réalité ainsi pour guetter les éventuels prédateurs qui attaqueraient par derrière. Moins mignon, mais plus utile.

Sur les 48h que nous passerons dans le Serengeti, grâce aux yeux de lynx de Salim et à sa réactivité immédiate dès que la radio s’agite, nous arriverons à apercevoir quatre membres du célèbre Big 5, le but ultime de tout safari : lion, léopard, éléphant et buffle. Il nous restera encore à cocher le rhinocéros.
Cet empirique panthéon de la savane nous pose question : pourquoi d’autres animaux, pourtant aussi gracieux ou emblématiques, n’y ont pas accès ? Nous apprendrons plus tard qu’il s’agit en fait des cinq animaux historiquement les plus courus des braconniers car les plus dangereux.
Nous guettons nos proies toute la journée et le soir, une grande fatigue oculaire se fait sentir, à force de scruter le paysage à l’affut d’un pelage tacheté ou d’une crinière.

Pour reprendre des forces, notre « docteur du ventre » est aux petits soins. Chaque repas est servi sur une vraie table de banquet et nous sommes admiratives devant les plats savoureux que Youssouf arrive à nous cuisiner avec un simple réchaud.
Le camp du Serengeti dans lequel nous passons deux nuits est très basique et cette fois, nous dormons bel et bien sous tente. Cela dit, le matériel mis à disposition par l’agence est de grande qualité. Les matelas de sol sont confortables et les sacs de couchage bien nécessaires : le parc couvre une surface située entre 1 500 et 2 500 m d’altitude et la fraicheur se fait sentir dès le soleil couché. Par moment, notre sommeil est dérangé par les cris des hyènes ou le bruit des sabots des zèbres et des gnous qui se promènent tout près de notre tente. Le matin, des dizaines de petites crottes minent le campement et attestent de leur passage !

 

Les réveils sont très matinaux et nous quittons le camp de nuit. En voyant le soleil rouge poindre au-dessus de la savane, on n’est pas loin d’entonner le générique du Roi Lion. On admire le vol gracieux de montgolfières, qui pour la modique somme de 500$ emmènent pendant 3h les touristes découvrir le Serengeti par les airs.
Nos levers aux aurores seront bien récompensés, avec de nombreux lions, dont un couple qui s’ébat à quelques mètres de nous et qui finit par partir, dérangés par la dizaine de 4×4 les observant. Ils nous frôlent littéralement et le roi des animaux plonge son regard dans le nôtre. Saisissant !

Ces deux jours dans le Serengeti sont d’une sérénité absolue (peut-être une autre hypothèse étymologique, sur les origines de ce nom poétique ?)
Nous nous laissons complètement porter sans avoir à nous occuper de rien et nous nous félicitons de ne pas avoir choisi d’organiser notre safari en autonomie.
Le fait d’être en camping low-cost nous prive également de wifi et de contact avec l’extérieur. C’est d’un grand repos pour nos petits cerveaux, avec le sentiment d’être hors du temps et beaucoup plus focalisées sur le moment présent.
Enfin, nous sommes ravies d’avoir notre propre petit véhicule et de ne pas être entassées dans l’un de ces camions à bestiaux que l’on croise, trimballant chacun plus d’une trentaine de touristes.

En général, nous admirons surtout des animaux au repos ou en train de paître. Quand les prédateurs ont le ventre plein, ils dégagent des phéromones ressenties par les proies comme un signal de « c’est bon les gars, on peut y aller tranquille ». Cela nous donne par exemple l’occasion d’observer des gnous à proximité de lions.
Les scènes « vivantes » sont assez rares pour être appréciées, comme ce troupeau de zèbres que l’on verra s’enfuir au galop dans un nuage de poussière, cette mini-migration de gnous en file indienne ou ce festin de vautours qui se délectent d’un zèbre terrassé par un crocodile, dont les effluves abominables resteront longtemps gravées dans ma mémoire olfactive !

Au palmarès de notre safari dans le Serengeti : des centaines de zèbres ; des milliers de gnous ; d’élégantes gazelle de Thomson aux longues cornes ; un secrétaire (grand échassier à la coiffe plumée) ; des topis (antilopes qui ressemblent étrangement à des bouquetins) ; de nombreuses tribus de lions ; des phacochères trottinants ; des éléphants ; des marabouts (mais pas de bouts d’ficelle) ; des vautours ; des chacals ; un léopard ; des hyènes tachetées ; des autruches et des hippopotames qui se planquent dans l’eau toute la journée, pour protéger leur peau des brûlures du soleil.

 

C’est avec émotion que nous quittons cet endroit magique, immensément heureuses d’avoir eu la chance de le découvrir.
Nous reprenons la même route qu’à l’aller, dans la zone de conservation du Ngorongoro. Nous grimpons à 3 000 m pour rejoindre notre campement du soir, où des touristes à rayures ont également élu domicile.

 

  • Jour 5 : Cratère du Ngorongoro

En construisant notre séjour, Marjorie nous explique que tous les circuits s’arrêtent au cratère du Ngorongoro en revenant du Serengeti « sûrement pour des questions de trajet ». Ma théorie à moi, ce que les tours s’y arrêtent en fin de parcours, car une fois qu’on est descendu dans ce cratère le plus vaste du monde pour y admirer la plus forte densité de prédateurs de tout le continent, cela devient difficile de faire mieux. En gros : voir le Ngorongoro et mourir !

Situé dans la zone de conservation du même nom, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979, le Ngorongoro est la plus grande caldeira non-submergée du globe. Pour les non-spécialistes, comprendre : le plus grand cratère effondré d’un ancien volcan gigantesque, qui ne se soit pas transformé en lac au fil des (millions d’) années. Près de 20 km de diamètre et 265 km² de surface, ça force le respect.
Plus de 600 m de parois abruptes entourent le monstre, semblant emprisonner la faune en son centre. En réalité, il n’en est rien et 20% des gnous et des zèbres présents dans le cratère migrent chaque année vers le Serengeti tout proche.

En ce qui concerne ce nom amusant et difficilement prononçable de manière fluide pour nous occidentaux (et je ne vous parle pas du nombre de relecture avant de publier cet article pour être sûre de ne pas commettre de faute !), nous sommes curieuses d’en savoir davantage. Traduit-il une expression romantique en dialecte ethnique ? S’agit-il d’un terme swahili pour désigner quelque chose de divin, eu égard à la beauté du lieu ? Perdu ! Ngorongoro est simplement l’équivalent Massaï de notre « gling-gling », l’onomatopée locale qui retranscrit le tintement des cloches du bétail.

Après une nuit bien froide dans notre tente secouée par le vent, nous franchissons dès l’aube la porte de la piste qui descend dans le cratère. Ce dernier, baigné des premières lueurs du jour, se dévoile petit à petit, sublimissime. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris une telle claque avec un paysage naturel. C’en est littéralement à pleurer de beauté.
Du fait de l’environnement délimité, la concentration d’espèces nous parait beaucoup plus forte que lors des étapes précédentes.
De plus, les animaux s’approchent moins des véhicules, ce qui renforce l’impression d’observer la vie sauvage… Enfin, façon de parler puisque quelques minutes après avoir inscrit cette phrase dans mon carnet de notes, un couple de lion s’approche si près que le mâle vient renifler notre 4×4 et fini par uriner sur les pneus pour marquer son territoire. De là à dire que nous sommes les reines de la savane, il n’y a qu’un pas !

Le temps dans le cratère est limité à 6h par véhicule. On en profite jusqu’à la dernière miette et nous étoffons notre tableau de chasse à la jumelle de deux beaux rhinocéros. Nous tenons notre Big 5 dans sa globalité, on peut partir sereines.
En remontant les parois sur une piste à pic, on décerne à Salim le titre de chauffeur de l’année !
Un dernier arrêt au point de vue, avant de quitter la zone de conservation, nous offrira un panorama complet sur le cratère.

 

De retour à Arusha, après quelques arrêts ici et là pour faire le plein d’artisanat local, nous prenons congés de Salim et Youssouf, des étoiles plein les yeux après les 5 jours magiques que nous venons de vivre.
Nous passons la nuit à l’hôtel Premier Palace, un hébergement sans charme, dont l’intérêt réside surtout dans sa proximité avec la gare routière. En effet, le lendemain matin, nous reprenons le bus pour Dar es Salam, rejoindre une 3ème copine pour une semaine 100% girly sur la fantastique île de Zanzibar ! A très vite pour la suite.

Florilège de nos plus beaux selfies animaliers…

 

…et de nos plus belles tenues d’exploratrices !

 

 

Infos pratiques :

AGENCE
Marjorie et Filbert, safaris en Tanzanie, Zanzibar, Kilimandjaro
Marjorie est une française à l’histoire aussi romantique qu’atypique. Tombée amoureuse de la Tanzanie et de l’un de ses habitants lors d’un voyage, elle s’est mariée et organise avec son amoureux des voyages clés en mains afin de financer un projet d’hébergement à Zanzibar.
Le contact est très facile et très chaleureux, Marjorie est adorable et ne lésine pas sur les allers-retours de mails en amont, pour que le séjour colle parfaitement aux envies des voyageurs. Une fois sur place, elle est ultra-réactive par whatsapp pour quelque question que ce soit.
Contact via la page Facebook ou par mail : marjorie.ricci@gmail.com
Notre offre packagée pour l’ensemble du séjour (Kili + safaris) et tarif à découvrir ici.

2 thoughts on “1, 2, 3, Safari !”

  1. Encore un superbe article ! Je prends enfin le temps de le découvrir, avec Filbert, sur le blog ! Merci pour tous ces écrits et ces très belles photos !

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